Le RevPAR (Revenue Per Available Room) est l’indicateur de performance le plus utilisé dans l’hôtellerie, selon STR/CoStar, pour mesurer le revenu généré par chambre disponible. Comme le rappelle le glossaire de STR/CoStar, il se calcule en divisant le revenu total des chambres par le nombre de chambres disponibles. Cette donnée permet aux hôteliers d’évaluer l’efficacité de leur stratégie tarifaire et de remplissage.
Dernière vérification: 2026-10-03
Définition: Revenue Per Available Room (Revenu par chambre disponible) · Formule: ADR × Taux d’occupation · Utilité: Mesure l’efficacité de la gestion des chambres · Exemple Paris 2025: RevPAR parisien presque 100 € supérieur à la moyenne française
Comment nous avons mené cette recherche
Dernière vérification : 2026-10-03.
Sources consultées : glossaire STR de CoStar, articles de SiteMinder, L’Hôtellerie-Restauration, Mews, HotelTechReport, Tendance Hôtellerie, HospitalityNet, Navan.
Ce que nous n’avons pas fait : aucune visite sur place, aucun entretien avec du personnel hôtelier, aucun calcul original en dehors des formules standard.
En un coup d’œil : le RevPAR en 4 points
- Revenue Per Available Room (Revenu par chambre disponible) (CoStar / STR)
- ADR × Taux d’occupation (SiteMinder)
- Mesure l’efficacité de la gestion des chambres (Mews)
- RevPAR parisien presque 100 € supérieur à la moyenne française – estimation de marché fondée sur les données STR (CoStar / STR)
| Définition | Revenue Per Available Room (Revenu par chambre disponible) |
|---|---|
| Formule | ADR × Taux d’occupation |
| Utilité | Mesure l’efficacité de la gestion des chambres |
| Exemple Paris 2025 | RevPAR parisien presque 100 € supérieur à la moyenne française |
Qu’est-ce que le RevPAR ?
Le RevPAR (Revenue Per Available Room) est un indicateur de performance qui mesure le revenu moyen généré par chaque chambre d’un hôtel, qu’elle soit occupée ou non. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une mesure du bénéfice, mais d’un indicateur de revenu brut des chambres. Selon L’Hôtellerie-Restauration, il est essentiel de ne pas confondre RevPAR et rentabilité : le RevPAR ne tient pas compte des coûts d’exploitation, des salaires ou des commissions de distribution.
« Le RevPAR correspond au revenu généré par chambre, qu’elle soit occupée ou non. »
— CoStar / STR
Son intérêt principal, selon Mews, est de combiner deux leviers commerciaux : le prix moyen par chambre vendue (ADR) et le taux d’occupation. Un hôtel peut afficher un ADR élevé mais un RevPAR faible si l’occupation est basse, et inversement. Le blog STR/CoStar précise que l’indicateur permet d’identifier l’arbrage entre baisse tarifaire et hausse du remplissage.
Ce qu’il faut retenir : Comme le rappelle L’Hôtellerie-Restauration, le RevPAR est un indicateur de revenu, pas de profit. Il ne remplace pas une analyse des coûts ni une approche de rentabilité.
Comment calculer le RevPAR d’un hôtel ?
Il existe deux méthodes équivalentes pour calculer le RevPAR. Les voici étape par étape.
Méthode directe (recommandée par STR/CoStar)
- Revenu total des chambres : additionnez le montant brut perçu pour la location des chambres sur une période donnée (par exemple un mois).
- Nombre de chambres disponibles : multipliez le nombre de chambres exploitables par le nombre de jours de la période. Les chambres hors service doivent être traitées de façon cohérente.
- Division : divisez le revenu total par le nombre de chambres disponibles.
Exemple : un hôtel de 20 chambres louées en moyenne 15 €/nuit chacune pendant 30 jours = 20 × 15 × 30 = 9 000 € de revenu. Chambres disponibles = 20 × 30 = 600. RevPAR = 9 000 / 600 = 15 €.
Méthode indirecte (ADR × taux d’occupation)
- Calculez l’ADR : revenu des chambres ÷ nombre de chambres vendues.
- Calculez le taux d’occupation : chambres vendues ÷ chambres disponibles.
- Multipliez : ADR × taux d’occupation (exprimé en décimal, par exemple 0,70 pour 70 %).
Exemple classique : ADR de 100 €, taux d’occupation de 70 % → RevPAR = 100 × 0,70 = 70 €. Cet exemple est fourni par SiteMinder.
Conseil pratique : le RevPAR se calcule sur une nuit, un mois ou une année, à condition que le revenu et les chambres disponibles couvrent la même période. Pour une période de plusieurs jours, les chambres disponibles correspondent au nombre de chambres exploitables multiplié par le nombre de jours.
Le point essentiel : ces deux formules sont mathématiquement équivalentes. La méthode directe est souvent plus simple pour les petits établissements, tandis que la seconde est utile pour analyser séparément les effets du prix et du remplissage.
Quelle est la différence entre l’ADR et le RevPAR ?
L’ADR (Average Daily Rate) représente le prix moyen obtenu par chambre effectivement vendue. Sa formule est : revenu des chambres ÷ nombre de chambres vendues. Comme le souligne le glossaire STR, l’ADR exclut donc les chambres invendues.
Le RevPAR, lui, divise le même revenu par l’ensemble des chambres disponibles, qu’elles soient vendues ou non. Il pénalise donc les nuits vides. Un hôtel peut avoir un ADR élevé si les rares chambres vendues le sont à un tarif élevé, mais un RevPAR faible si l’occupation est très basse. HotelTechReport donne l’exemple d’un établissement où l’ADR progresse mais l’occupation chute, entraînant une baisse du RevPAR.
| Indicateur | Numérateur | Dénominateur | Ce qu’il mesure |
|---|---|---|---|
| ADR | Revenu des chambres | Chambres vendues | Prix moyen payé par un client qui dort |
| RevPAR | Revenu des chambres | Chambres disponibles | Revenu moyen par chambre disponible (inclut les vides) |
Attention : se focaliser sur l’ADR seul peut conduire à négliger le remplissage. Le RevPAR est plus complet car il intègre les deux dimensions. Comme le rappelle CoStar, un taux d’occupation élevé ne garantit pas un RevPAR élevé si les tarifs sont trop bas.
Le constat : l’ADR et le RevPAR ne sont pas interchangeables. Pour piloter sa stratégie, un hôtelier doit les lire ensemble, avec le taux d’occupation.
Quelle est la rentabilité d’un hôtel de 20 chambres ?
Le RevPAR seul ne répond pas à cette question. Deux hôtels affichant le même RevPAR peuvent avoir des marges très différentes, selon leurs coûts d’exploitation, leurs charges de distribution et leur structure financière. Apers souligne que la rentabilité dépend de la maîtrise des coûts, pas seulement du revenu brut.
À partir de combien de chambres un hôtel est‑il rentable ?
Il n’existe pas de seuil universel. Un mini‑hôtel de 20 chambres peut être rentable si son RevPAR est suffisant pour couvrir les frais fixes (personnel, entretien, loyer) et variables (commissions OTA, énergie). À l’inverse, un grand établissement avec un RevPAR médiocre peut accumuler des pertes. Les données de L’Hôtellerie-Restauration montrent que le RevPAR net (qui déduit certains coûts de distribution) permet d’approcher le revenu réellement conservé par l’hôtel.
Est‑il un bon investissement d’investir dans un hôtel ?
Investir dans un hôtel dépend de nombreux facteurs : emplacement, marque, demande touristique, concurrence et capacité de gestion. Le RevPAR est un indicateur de performance opérationnelle, mais la décision d’investissement repose sur une analyse plus large incluant le cash‑flow, l’endettement et les perspectives de marché. Mews précise que la progression du RevPAR peut venir d’une hausse de l’ADR, de l’occupation ou des deux, mais ne garantit pas la profitabilité finale.
Ce qu’il faut retenir : Comme le souligne Apers, un hôtel de 20 chambres peut être rentable avec un bon RevPAR et des coûts maîtrisés. Le RevPAR est un point de départ, pas une conclusion sur la rentabilité.
Pour approfondir d’autres concepts hôteliers, consultez nos guides sur Love Hotel : définition, prix et meilleures love rooms en France et Hôtel Club : Définition et Clubs Tout Inclus en Europe.
Sources et références
- CoStar / STR (FR) – Définition du RevPAR
- CoStar / STR – Utilisation et interprétation du RevPAR
- SiteMinder – Calcul et exemples pédagogiques
- L’Hôtellerie-Restauration – RevPAR, RevPAR net, chiffre d’affaires hébergement
- L’Hôtellerie-Restauration – Comparaison RevPAR, TRevPAR, GOPPAR
- Mews – Explication des leviers du RevPAR
- HotelTechReport – Limites et usages du RevPAR
- Apers – Relation RevPAR et rentabilité
costar.com, hospitalitynet.org, navan.com, touchstay.com